Le premier livre blanc dédié à la finance islamique et au marché de l’immobilier en France : dix propositions pour favoriser l’essor du marché français
COMMUNIQUE DE PRESSE
Norton Rose et DTZ Asset Management publient le premier livre blanc dédié à la finance islamique et au marché de l’immobilier en France : dix propositions pour favoriser l’essor du marché français
Comprendre pour agir
Norton Rose LLP, cabinet d’avocats d’affaires international, et DTZ Asset Management, spécialiste de la gestion d’actifs immobiliers, publient le premier livre blanc « Finance islamique et immobilier en France, Comprendre pour agir », préfacé par Thierry Dissaux, interlocuteur privilégié et unique de Bercy sur les questions relatives à la finance islamique.
Cet ouvrage est le fruit d’une réflexion menée, au dernier trimestre 2009, avec différents représentants d’entreprises, de sociétés de conseil, d’organismes publics et de responsables religieux, lors d’une série d’ateliers de travail.
L’objectif était de comprendre l’état du marché français de la finance islamique appliquée à l’immobilier et d’agir afin de favoriser son développement. Dix propositions concrètes ont été ainsi formulées, pouvant faciliter le rayonnement de ce nouveau mode de financement éthique dans notre pays.
Un marché global à fort potentiel mais encore peu exploité en France
Le marché français de la finance islamique est encore jeune et a été animé jusqu’à présent par quelques investissements dans le secteur de l’immobilier d’entreprise et leur potentielle extension dans celui de l’immobilier résidentiel.
Entre 2003 et 2008, DTZ Asset Management a recensé plus d’une quarantaine d’opérations, pour un montant de près de 3 milliards d’euros, réalisées dans ce secteur en France. De cette analyse est apparu clairement que si notre pays souhaitait voir se développer ce mode de financement alternatif et jouer son rôle en Europe, il était indispensable qu’il se dote rapidement d’outils juridiques et fiscaux adaptés.
Dix propositions pour rompre le cercle du reproche
Face à un marché français de la finance islamique largement inexploité, les propositions du Livre Blanc visent à rompre ce qu’il convient d’appeler un cercle du reproche : chaque partie prenante, investisseurs et établissements financiers, pouvoirs publics, professionnels et clients, considère que ce n’est pas à elle d’agir en premier.
Le livre blanc devrait apporter un éclairage nouveau à tous ceux qui s’intéressent au marché immobilier de la finance islamique et plus généralement à ses fondements éthiques, ayant une résonnance très actuelle dans le contexte de la crise économique et financière globale.
Les dix propositions couvrent cinq volets : la communication, aussi bien institutionnelle que publique, la formation, facilitant une plus grande compréhension des principes de la finance islamique, une offre de produits et services, ainsi que le volet juridique et fiscal pour un fonctionnement plus efficace au moyen d’une boîte à outils adaptés au contexte français, et enfin les questions relatives à la gouvernance des Conseils de conformité éthique.
Afin de permettre un développement accru de cette nouvelle industrie financière, plus ancrée dans l’économie réelle, le Livre Blanc suggère par exemple, de « sélectionner un ou plusieurs projets tests avec des collectivités territoriales, nécessitant des vrais besoins en infrastructure ou en investissement de proximité en faveur des PME, et ce afin de fiabiliser le modèle opérationnel et de mutualiser les efforts de développement des différents acteurs ».
Les grands chantiers en France ne manquent pas, depuis le Plan Campus au Grand Emprunt en passant par le Grand Paris. Il s’agit ici de favoriser des tranches de financement ouverts à de nouveaux acteurs en surplus de liquidités et souhaitant investir selon les principes de la finance islamique.
Téléchargez le livre en suivant ce lien : http://www.financeislamiqueimmo.com
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QUEL MARCHÉ POUR LA FINANCE ISLAMIQUE EN FRANCE ?
Pour la première fois en France, une enquête a été menée pour quantifier le marché potentiel de la finance islamique en banque de détail. Jusqu’alors les seules données disponibles sur le vieux continent concernaient la Belgique. “47 % des musulmans vivant en France seraient intéressés par un contrat d’épargne et 55 % par des emprunts qui respectent l’éthique islamique”. C’est ce que révèle une enquête réalisée par l’IFOP et commandée par l’IFAAS, un cabinet de conseil britannique spécialisé en finance islamique et l’AIDIMM, une association de musulmans à la recherche de solutions alternatives aux crédits bancaires classiques. Au travers d’un panel de 530 musulmans composé de toutes les catégories socioprofessionnelles dont plus d’un tiers de cadres supérieurs, l’étude estime qu’à ce jour près de 500 000 personnes d’origine musulmane “seraient très intéressées par des emprunts bancaires respectant la charia”, la loi islamique.
Rentrée 2008 : Lancement d'un diplôme d'université sur la Finance Islamique
Maîtriser les savoirs, savoir-faire et savoir-être nouveaux et diversifiés :
> acquérir des compétences techniques en finance, en droit et en management adaptées aux besoins des entreprises internationales, cabinets d'avocats ou établissements bancaires dans des contextes stratégiques variés
> développer l'analyse critique grâce à des enseignements de synthèse (études de cas, simulations, salle de marché notamment)
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Le principe d’« al-Ghunm bi al-Ghurm » l’équivalent en arabe de l’expression « Partage des Pertes et Profits (PPP) » ou anglaise « profit an loss sharing (PLS) ». Ce principe s’accommode d’une logique très simple : le fait que nul ne peut prévoir l’avenir, pourquoi ne pas s’entendre, financier et entrepreneur, sur le partage des résultats. Dans le système capitaliste, l’entreprise qui s’engage à payer des intérêts déterminés ne sait pas, à priori, quel serait exactement le fruit de ses activités. Si elle réalise un profit, tant mieux pour elle ; dans le cas contraire, elle s’exposera seule au « business risks » indépendamment de son degré de responsabilité dans la réalisation de cette perte.
Formation sur la Finance Islamique
Ses fondements, le système économique, l'interdiction de l'intérêt et de l'usure, les outils, les différents contrats, l'assurance, les différents produits, les différents montages financiers et immobiliers, autant de sujets que nous vous proposerons très prochainement dans le cadre d'un programme sur une ou plusieurs sessions.
Banques Islamiques
La montée en puissance d’un secteur privé islamique (banques, sociétés d’investissement et sociétés de placement de fonds) dans l’économie de certains pays musulmans durant les deux dernières décennies soulève quelques questions quant à l’évolution de leur situation intérieure et de leur insertion internationale.
Avec une croissance de plus de 25 % sur six ans, la finance islamique, jusque-là considérée comme un épiphénomène laissé à quelques institutions financières du Golfe, du Pakistan ou de Malaisie, s’avère receler un énorme potentiel qui intéresse de plus en plus de banques occidentales.
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